2,65% rapporté par l’assurance-vie Afer en 2016

Le taux de rendement de l’assurance-vie ne se remet toujours pas et continue d’afficher une tendance baissière en 2016 par rapport aux taux servis en 2015. Les professionnels du secteur comme Macif, La Mondiale ou encore Filiassur observent le marché et renforcent leurs provisions pour renverser la situation. Pour l’association d’épargnants (AFER) qui consiste un point de repère pour le marché, le taux est passé de 3,05% à 2,65% en une année.

Afer aurait pu rapporter mieux

Alors qu’on est habitué à un grand suspense avant l’affichage des chiffres annuels de l’Afer sur les écrans, le silence régnait sur la salle lors de la présentation du rendement du contrat de l’assurance-vie. En effet, le taux continue sa baisse et les adhérents de l’association d’épargnants, estimés à 730000 souscripteurs, devront se contenter d’un taux de 2,65% nets de frais de gestions. Cependant, le taux est mis avant prélèvements sociaux et fiscaux.

Si les adhérents ne peuvent pas se plaindre d’avoir ce taux, évalué parmi les meilleurs du marché déjà, leur contrait aurait pu leur rapporter mieux. En effet et contre ses principes, l’Afer n’avait pas constitué de réserves pour les prochaines années en préférant doter la provision pour participation aux bénéfices (PPB) de 0,25% de rendement ce qui fait baisser la part des souscripteurs de 2,90% à 2,65%.

Préparer l’avenir

Comme le prévoyaient la plupart des groupes d’assurance français, l’instar d’Assurance Filiassur, l’AFER a entendu les appels du gouverneur de la Banque de France pour faire des provisions pour l’avenir. Si elle n’a pas voulu suivre ce chemin, l’association d’épargnants aurait pu devancer Asac Fapès qui affiche un rendement de 2,80% et être à égalité avec Gaipare (2,90%).

La Banque de France qui incite à préparer l’avenir en réduisant cette partie des profits pendant que les compagnies d’assurances cherchent à limiter la collecte sur les fonds en euros à cause du marché qui n’offre pas de bons taux. De leur côté, les épargnants n’auront pas de bons rendements, mais cette partie manquant de profits leur revient en principe. Toutefois, ces derniers n’ont aucune information sur la date dans laquelle ils percevront leurs profits.