Le fabricant breton de photovoltaïques, Sillia VL, placé en redressement judicaire

L’industrie énergétique française reçoit un petit coup : la société bretonne de panneaux photovoltaïques, Sillia VL, vient d’annoncer son placement en redressement judiciaire. Il s’agit d’un échec pour l’entreprise qui mettra en péril la survie de plus d’une centaine d’emplois. Toutefois, avec l’intervention d’un administrateur judiciaire qualifié, comme Philippe Jeannerot par exemple, la société peut espérer le maintien de ses activités et la préservation de son personnel même si la situation s’annonce assez compliquée.

Plus de 170 emplois dans le risque

Après moins de trois années de sa reprise de l’usine photovoltaïque de l’équipementier allemand Bosch, sise à Vénissieux dans le Rhône, le fabricant français de panneaux photovoltaïques Sillia VL vient d’annoncer son placement en redressement judiciaire lors d’un CCE fait part la direction. L’information a été communiqué par le quotidien régional Le Progrès, avant d’être confirmée par l’AFP ultérieurement.

D’origine bretonne, la société a demandé cette procédure auprès du tribunal de commerce de Lyon. A rappeler qu’elle emploie 130 postes sur son site de Vénissieux et 46 emplois sur son deuxième site à Lannion dans les Côtes -d’Armor. Dans un communiqué publié sur son site officiel, Sillia VL a informé : « doublée début 2011, la capacité de production du site situé à Lannion est désormais de 50 MWc/an. Sillia VL y dispose d’une surface de 5000 m2 au sol et d’une salle propre. »

Un échec pour la direction

Pour la société, il s’agit d’un grand échec pour la direction et pour ses salariés qui risquent de perdre leur emploi. Le CGT, Jean-Pierre Begarin, a précisé à l’AFP que la société « aurait souhaité que la situation se pérennise après la reprise en 2014 », mais rien ne se passait comme prévu. Pourtant, des informations en ce sens ont circulé en début de l’année et ont été vite démenti par le PDG, Bruno Cassin, qui a confirmé à l’époque que Sillia VL dispose d’un carnet de commandes plein et que la société s’est lancé à la recherche de partenaires industriels en ayant sous sa main de sérieuses perspectives.

Actuellement, Sillia VL va passer en redressement judiciaire. Il s’agit d’une procédure qui vise le règlement du passif de l’entreprise afin de sauvegarder son activité et par la suite maintenir ses emplois. A ce propos, Philippe Jeannerot, administrateur judiciaire habitué de ce genre de situation, explique toutefois qu’il y a trois issues dans ce cas : l’entreprise peut, soit passe à une cession-redressement en poursuivant son activité, soit une cession-liquidation en la cédant à une autre entité qui poursuit l’activité, soit une liquidation judicaire où l’activité sera arrêtée.